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Antisémitisme et antisionisme

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L'une des particularités de l'antisémitisme contemporain réside dans la manière dont il peut s'exprimer à travers certains discours visant Israël ou le sionisme.

La définition de l'IHRA précise que les manifestations antisémites peuvent notamment viser l'État d'Israël lorsqu'il est considéré comme une collectivité juive.

Parmi les exemples mentionnés figurent :

  • Le fait de tenir collectivement les Juifs responsables des actions de l'État d'Israël.
  • Le recours à des symboles et stéréotypes antisémites traditionnels pour caractériser Israël ou les Israéliens.
  • La comparaison de la politique israélienne contemporaine à celle des nazis.
  • Le fait de nier au peuple juif son droit à l’autodétermination, notamment en affirmant que l’existence même de l’État d’Israël constitue une entreprise intrinsèquement raciste et en appelant, sur cette base, à sa disparition.
  • Le soutien public à des organisations ou groupes terroristes qui prônent ou exercent la violence à l’encontre des Juifs.

Il est toutefois essentiel de distinguer la critique politique de l'antisémitisme. La définition de l'IHRA précise explicitement que les critiques de l'état d'Israël comparables à celles formulées à l'encontre de tout autre pays ne peuvent être considérées comme antisémites.

Ainsi, critiquer les décisions d'un gouvernement israélien, ses politiques ou ses actions militaires ne constitue pas en soi un acte antisémite. En revanche, les discours qui mobilisent des préjugés antijuifs, désignent collectivement les Juifs comme responsables, appellent à la haine où à la violence à leur encontre peuvent relever de l'antisémitisme.